
Au moment où je commençais à écrire cet article, la dernière plénière des discussions sur le climat de Barcelone venait juste de commencer. Cependant et bien avant que celle-ci ne soit terminée, on en connaissait déjà l’issue : pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il y a même tellement peu de choses à se mettre sous la dent, qu’elles en viennent à grincer. Ce n’est pas seulement le processus qui a pris un très sérieux coup de ralentisseurs ici à Barcelone, mais bien l’ensemble des négociations.
Les événements marquants :
Ces cinq jours de négociations furent particulièrement riches en événements et rebondissements, la pression sur les négociateurs et l’urgence commencent à se ressentir dans les discussions. Mais deux événements furent particulièrement notables cette semaine, la sortie des négociations des pays d’Afrique et le débat qui s’est ouvert sur la valeur qu’aura l’accord de Copenhague.
Non chronologiquement, mais en terme d’importance, le plus important fait de cette semaine fut la sortie de salle des délégués africains qui ont ainsi arrêté les négociations pendant une journée. Leur motivation est simple : obtenir des pays développés qu’ils affichent clairement leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre et surtout les « obliger » à avoir un objectif compris entre 25 et 40% de réduction pour 2020. Cette sortie des négociations a donné lieu à de nombreuses interprétations, dont j’ai tenté d’exposer les causes et les conséquences dans l’article suivant.
Le second fait majeur est intervenu le premier jour de négociations quand la Ministre danoise Connie Hedegaard a parlé pour la première d’un « accord politiquement contraignant », ce qui en droit international ne veut strictement rien dire. Si ce n’est que l’application du futur accord de Copenhague dépendra seulement de la bonne volonté des dirigeants politiques. Là encore, le sujet a été encore débroussaillé pour tenter d’expliquer simplement la différence entre « politiquement » et « juridiquement » contraignant. Lire l’article ici.
Deux événements majeurs qui ne sont pas si différents et qui révèlent des vraies difficultés et de réels clivages dans le processus de négociations.
Source: Adopt-a-Negotiator

Commentaire
18 November 09 | imix1
inquiétant
ce qu m'inquiète le plus, c'est la bêtise et comment tout se focalise sur le changement climatique avec des affirmations péremptoires toutes aussi incertaines les unes que les autres. Ok pour réduire nos consommations d'énergies fossiles, question de bon sens et d'évidence mais qu'on arrête d'affirmer tout et rien sur le changement climatique où ceux qui sont sûr de leur coup sont des menteurs lorqu'ils affirment connaître à l'avance l'évolution du climat. Qu'on sorte des hypothèses, mais qu'on arrête d'en faire des vérités.
Perso, je suis bien plus préoccupé de finir empoisonné dans un monde mourrant que de finir grillé sous le soleil. Arrêter toute chimie dans l'agriculture, voilà une mesure directement efficace, arrêter les élévages de millions de bêtes dans des conditions indignes et source de pollutions nombreuses, en voilà une autre.
Simplement interdire tout publicité mensongère qui poussent des millions de gens à se gaver de produits inutiles ou dangereux.
tout ça pour dire que je ne crois pas à ce matracage sur le changement climatique qui en devient même suspect. Sûr que c'et encore le peuple qui va trinquer pendant que les mutlnationales et les banques en profitent pour augmenter leur revenus, malgré toutes les bonnes intentions de nombreuses personnes et sans que cela change profondément le problème des gaz à effet de serre.
Si, cela va sans doute permettre de nous contrôler encore un peu plus, et oui le nouvel ordre mondial n'est pas une hypothèse mais bien une volonté affichée et quand je vois comment l'europe est faite, cela ne présage rien de bons pour l'avenir, bien au contraire.
Il faut être bien naïf pour croire que les gouvernements se préoccupent de leur peuples en tout premier lieu.
En fait, que rien ne sorte de la conférence de Copenhague me soulagera presque pour ces raisons là, bien que préoccupé depuis toujours par l'évolution sur la planète et pas le dernier à me bouger le popotin pour faire évoluer mes comportements dans la bonne direction, soit le zéro pollution, la seule situation durable pour les générations futures.
Tiens, une des meilleures pistes à terme pour diminuer globalement nos prédations sur l'environnement et de réduire notre démographie dans une proportion importante afin d'atteindre un équilibre viable entre la survie de l'humanité et le reste du monde végétal et animal.